vendredi 14 décembre 2007

Serais-je transparente ?


Marrant de constater que vraiment très très peu de mes messages ont suscité un quelconque commentaire...

Dans le fond, peu importe.
Ce blog va certainement être de moins en moins complété à l'avenir. Retour au travail, fêtes de fin d'année, temps à nouveau partagé entre job et impératifs ménagers.

Tant pis. J'ai bien vécu jusqu'à présent sans état d'âme. Enfant et adolescente, je n'ai d'ailleurs jamais éprouvé le besoin de jeter mon quotidien et mes émois sur papier. Sans doute n'ais-je pas les gênes adéquats pour cela.

Donc, probablement à 2008 à tout qui ne me lira pas (je suis au moins sûre de toucher beaucoup de monde de cette manière...).

Et à tous ceux qui prendront 1 min. de leur temps pour suivre ces quelques lignes, qu'ils reçoivent tous mes voeux de Joyeux Noël et de Bonne Année 2008 ! Et qu'ils sachent que je n'adore rien tant que d'en recevoir moi-même des tonnes... mon côté fleur-bleue, quoi...
Tout réside dans l'espoir !


Bisous et à plus tard.

Magfrog.
















lundi 10 décembre 2007

Vous avez dit ...Obèse ?


Il y a de ces sites qui vous prétendent savoir des choses sur vous-même, comme par exemple ce que vous fûtes dans une vie antérieure (eh oui... j'ai été marin paraît-il, à l'époque des galères : super, j'ai pas l'impression d'avoir décroché !), vous donnent les nom et capacités de votre Ange gardien, et prétendent même connaître votre espérance de vie...


Moi, j'aime bien l'ésotérique... son petit côté magique et mystérieux, clinquant d'étoiles et de boules de cristal indiscrètes !

Naïve, je clique sur l'onglet ad hoc, pensant avoir une analyse en ligne de celles de mon auguste paluche - QUE NENNI ! J'atterris sur un petit menu d'encodage où il est question de ...masse corporelle, m'invitant à y noter ma taille et mon poids ! Quelle magie, quelle audace... Et la réponse fut .... VOUS ETES OBESE ! Cré vindjûû...

Et bien entendu vous devinez la suite : faites-vous du sport régulièrement, buvez-vous de l'alcool quotidiennement, mangez-vous entre les repas .... toutes questions dont la réponse est, bien entendu, entièrement contenue dans ce constat sans équivoque : JE SUIS OBESE (et je le reste...) - sous-entendu, ta vie ne tient plus qu'à un fil ... de graisse : espérance de vivre vieille réduite à néant d'un seul clic de souris, par le diagnostic d'un hypothétique astrologue-diététicien féru d'informatique et soucieux des problèmes existentiels des gens naïfs et sur le retour, ainsi que des jeunes-filles-en-fleur-qui-cherchent-le-prince-charmant-de-leurs-rêves, toujours en quête de gourous et autres mages décrypteurs d'avenirs obscurs et ô combien angoissants...


Refusant de rester sur cette sombre et restreignante vision de moi-même, j'ai couru devant miroir (mon beau miroir) apprécier mon stade d'obésité ... OUF ! C'est tout à fait supportable, je vous rassure... Nous sommes TRES loin de ces êtres énormes et difformes, quasi-monstrueux (cherchez l'humain...), qui foisonnent actuellement dans certains diapos d'un goût souvent très douteux mais qui circulent avec bonheur sur la Toile.

Comme dirait Obélix ... peut-être un peu "enveloppée"... mais pas encore un Kilopost, quoi !

Et puis merde ! Il fut un temps où rondeur rimait avec bonheur, signe d'opulence et de bien-être, et même de sensualité féminine (merci, Renoir ! Voir ci-dessus). A présent, il semble qu'au-delà de 50 kgs, la personne soit coupable d'abus de biens gourmands et de vie dissolue, et contrainte au régime sport/canderel/0 %/flotte au quotidien, jusqu'à obtention de la LKM (Ligne Kate Moss) pour enfin pouvoir déculpabiliser et affronter sans peur le regard enveloppant de l'autre !

Ne nous verrions-nous plus que sous forme de masses corporelles ? Quelle horreur ! Aurions-nous donc refoulé toute curiosité de l'autre au-delà de son aspect physique ? Quelle tristesse !
Grands Dieux, toutes ces années de civilisation pour en arriver à ce stade de matérialisation à outrance des choses et (le pire) des êtres... Jeune, beau, mince, riche ... ET intelligent (moins important, n'est-ce pas.... lol). Où sont passés les critères tels que gentil(le), serviable, amusant, étonnant, inventif, dévoué, respectueux, attachant, sensible... pour jauger le quota d'attirance d'autrui ?
Toutes ces réflexions, mon miroir ne me les a pas réfléchies... C'est fou le peu de choses reflétées par un miroir, tout bien ...réfléchi !
Petits bourrelets, poignées d'amour (quand même, ça dénote une réelle ...affection cette façon de nommer ces choses indignes), vous témoignez somme toute d'un certain art de vivre, que je revendique comme étant le mien.
Je n'ai, de toute façon, plus la prétention de séduire, si ce n'est par d'autres critères ...

Je m'efforcerai simplement d'en rester là, peut-être un peu moins, mais de préférence pas plus, pour ne pas sombrer dans le mauvais goût dont j'ai parlé plus haut !
Ceux qui me connaissent sauront aller au-delà de l'apparence, et apprécier le tout à sa juste valeur (modeste que je suis... hi hi).

Du haut de ma masse corporelle, je vous salue bien bas, et vous souhaite plein de conviviaux échanges de calories pour les prochaines fêtes ! Le training, ce sera pour plus tard.

NA !!
Bisous à tous et que votre journée soit parfaite !
La grenouille-qui-voulait-devenir-plus-grosse-que-le-boeuf.

lundi 3 décembre 2007

Un jour comme un autre ... sur la Terre



Le soleil se lève sur Limont.

Il est bientôt 9 h. Je suis debout depuis déjà 3 h., seule dans ma petite maison au creux de ce petit village sans histoire, devant mon écran et dans la lumière de ma véranda. Un vol épais de corbeaux croassants tache l'horizon de volutes noires, l'espace de quelques secondes. Le chant des autres oiseaux m'environne, le ciel mi-figue, mi-raisin laisse présager une journée en mode automne.

Je me laisse aller à observer le joyeux ram-dam de ces petits trublions ailés, jamais au repos, sans lesquels le monde serait, ma foi, bien triste et silencieux. Le silence n'est précieux que lorsqu'on le sait éphémère... s'il devait s'éterniser, il deviendrait mortel.

Je n'ai plus écrit depuis longtemps. Ecrire demande une impulsion, présente aujourd'hui après avoir laissé mon esprit au repos, sans inspiration. Vide intellectuel... vide tout court.


Mon regard s'attarde sur le grand bouleau en face de moi, arbre à l'écorce blanche et aux branches effeuillées ; je l'imagine saupoudré de neige et de givre brillant, ornement naturel laissant présager Noël et ses lumières... mais il ne l'a plus été depuis longtemps ! Il dessine dans un fond gris bleu une chevelure tourmentée de vieillarde excentrique.

Le chat de mon voisin se glisse le long de mes fenêtres : le bien-nommé Patapouf, chasseur émérite et véritable envahisseur pour tout qui a le malheur d'un jour succomber à son charme et lui offre une gâterie ! Les chats et les pigeons ont en commun cette extraordinaire faculté d'adaptation qui maintiendra leur race dans l'immortalité ! Patapouf, quand tu miaules, tu me fends le coeur... petit félin, seul animal domestique/sauvage, qui sait si bien osciller entre ronron-genoux (Bon Dieu sans confession...) et massacre-souris (jeu cruel et impitoyable), qui peut traduire l'éclat ocre de tes yeux-mystère ? Chat-à-l-ame-insondable. Séduisant animal au charme féminin qui sait de la volupté faire son essentiel.

La période des "fêtes" approche... Autant je l'ai aimée, autant à présent elle m'agace. Toute cette futilité, cette recherche de l'inutile et du clinquant facile me hérisse. L'esprit de Noël, ce ne devrait pas être ces gens qui courent dans les magasins, en sortent les caddies gonflés de choses dont le prix est inversément proportionnel à leur nécessité, et passent indifférents sur les pieds de quelques moins bien lottis la main tendue, mais sans espoir de recevoir le moindre cent de ceux-là qui en ont dépensé tant pour rien ou si peu...

Et un peu plus tard, ça recommence... La Saint-Sylvestre, paillettes et cotillons, champagne et foie gras, pour fêter quoi ? Une "nouvelle" année qui ne sera probablement pas différente de la précédente, peut-être pire, rarement mieux... fêter le temps qui passe.... quelle dérision. A votre ...santé !

Je me sens un peu triste ... l'avenir ne présente pas trop d'ouvertures agréables ; les perspectives portent un peu au pessimisme. Le tunnel est long, la lumière tarde à venir, l'obscurité s'est installée dans ma rétine... ce devrait donc aboutir à un futur éblouissement total ! Mais à quand de festives retrouvailles avec mon enthousiasme d'antan, que tant de heurs ont fait chuter, mais qui n'aspire qu'à se relever. Il suffirait d'une main tendue, d'un regard vers le haut, d'un de ces petits miracles qui vous touchent au moment où l'on s'y attend le moins et qui font basculer l'existence dans une dimension à laquelle on n'osait plus croire. Seule la foi peut sauver. Croyons, donc, inexorablement, en un mieux, tant que la vie nous anime et que l'humain arrive encore à nous émouvoir. Fi des phrases toutes faites : après la pluie vient le beau temps. Certains tiendront leur parapluie ouvert jusqu'à la tombe ; mais il est vrai que rares sont ceux chez qui le soleil ne se couche jamais. Dieu, Destin, Chance, Malchance... nous sommes les pièces d'un jeu de hasard dont nous subissons les règles aveugles à l'infini...
Bien présomptueux me paraissent ceux qui croient tenir les rênes d'une vie soumise à bien trop d'aléas pour être prévisible... Ne dit-on pas : l'homme fait des projets, et Dieu rigole... ?


Cher Dieu, comme je voudrais que Tu daignes parfois Te pencher sur cet Univers que Tes fils font tout pour gâcher... Tiendrais-tu dans Ta main un chronomètre de millions d'années destiné à calculer exactement ce qu'il faudra à Ta créature pour tout foutre en l'air, tout en écrivant Tes mémoires au titre évocateur : Création et Destruction - Mode d'emploi ???

Mais non... arrête, ma p'tite Grenouille, tu perds espoir bêtement, alors qu'en regardant bien tout autour de toi, ma vieille, après avoir fermé la lucarne aux mauvaises nouvelles et les feuilles noircies d'écritures négatives, tu verras exploser la grandeur de l'Homme, sa beauté, son extraordinarité, .... Oui, arrête ! Il faut voir les choses comme elles sont : le bien ne peut exister sans le mal, le beau sans le laid, le triste sans le gai. Tout est complémentaire ; tous les contraires s'attirent et se touchent dans une explosion atomique de contradictions diverses qui font l'humanité, splendide et misérable à la fois. Merci Seigneur, de nous avoir fait tels que nous sommes : c'est parfait ! Puisse l'aventure durer longtemps encore.

Et quelques états d'âme plus loin, je m'étire devant mon écran, les yeux un peu fatigués, l'envie de me dégourdir les jambes ankylosées d'être restées trop longtemps dans une position qu'elles apprécient, certes, mais ne doit pas être permanente ! Je m'en vais donc vaquer à quelques occupations quelque peu plus terre-à-terre que l'évocation sur ce blog de mes pensées fugitives et ô combien banales... mais dont j'éprouvais un irrépressible besoin d'étaler la substance.



A toi qui, passant par là, a eu la patience de me lire, merci pour ton indulgence ! Que la Force soit avec toi au quotidien !

Fidèlement vôtre,
La Grenouille (qui n'a encore rien foutu chez elle...)