Putain de Journée !
Ma collègue est en congé maladie (angine... ben oui, ça c'est pas du carrottage, hein... peu pas lui en vouloir !). Le boulot s'entasse gaiement. Je cours partout. Tout le monde s'en fout ; personne n'essaie même pas, dans les hautes sphères (mfffffffffff) d'alléger ce stress ! Bien au contraire... Maggy, apporte moi mon courrier quand tu auras fini (merci), Maggy, tél. un peu au n° untel pour demander le n° de fax correspondant (suffisait de le faire soi-même, hein... gain de temps), Maggy, j'peux vite te dicter un truc en live ? C'est urgent (beh oui)... Maggy, sors le courrier et apporte-le moi au plus vite, que je commence par ça (au pied - et j'raconte pas les escaliers à monter et le poids des dossiers). Dis Maggy, où en es-tu dans les bobines... ? Ca n'avance pas... ben tiens ! Puis y a le téléphone, les rendez-vous à noter, les faxes à trier, les emails à traiter. Et là-dessus, les remarques désobligeantes quand l'erreur s'en mêle....
J'EN PEUX PLUS !!!!!!!!!!!!!!!
Puis après, y a la cuisine, les devoirs du gamin, la vaisselle, et.... les insomnies dues à une angoisse grandissante face à une situation qui ne cesse de s'aggraver dans le mal-vivre au quotidien et la peur du mal-devenir...
Que faire ? A 47 ans (la limite, comme dirait Gainsbourg, mais dans l'autre sens, hein...), sans autre formation que 30 ans d'expérience actuellement au service de crétins bornés trop jeunes et trop riches, cul-beurrés de naissance et culs-dorés à vie. Merde, tu parles d'une fin de carrière...
Y en a qui me disent : mets-toi en maladie... Facile quand on l'a jamais fait. Et pourtant, ça me travaille, car je pressens la déprime.
Ce que je souhaite inconsciemment, c'est un truc du style évanouissement ou gros malaise qui oblige le toubib à venir, et non moi à aller vers lui en demanderesse. Mais ça risque pas de m'arriver, ça ! Increvable l'Ardennaise... Ca fait des années que je n'ai plus été vraiment malade (au pire, un gros rhume...).
En attendant, je râle, je peste et je me maudis de n'avoir pas les couilles pour envoyer tout le monde péter dans une grande crise colérique !
Mais non, Maggy, c'est pas ton style.... Ou alors faudra vraiment te pousser à bout !
Toi qui viendras lire cet éclat sans éclat, n'hésite pas à me donner ton sentiment. Parfois, je n'ai besoin que de peu de choses pour que le moral remonte (dommage qu'il en faille encore moins pour qu'il retombe... en tout cas pour l'instant). Et les propos de mes contemporains me sont chers, car tout qui me parle forcément s'intéresse à moi et tout qui s'intéresse à moi m'intéresse.
Oups... la dérive.
Vais aller tenter de récupérer l'énergie perdue. Si le sommeil veut bien de moi.

La grenouille (déprimée...)






